Je tente ma chance ici : j'essaie de traduire en français le magnifique poème de Shaw-Stewart, poète de la Première Guerre Mondiale.
Peu rompu à l'exercice de la traduction et toutes les difficultés qu'elle comporte, je souhaitais de l'aide/des avis/des corrections - voir même une source existante vers une traduction plus professionnelle ...
J’ai vu un homme ce matin
Qui ne voulait pas mourir ;
Je me suis demandé, et ne peut répondre,
Si je ne le voulais pas.
Le jour s’est levé, clair, ce matin
Sur les Dardanelles :
La brise soufflait doucement, les joues du matin
Étaient froides comme des coquillages froids.
Mais d’autres coquilles attendent
De l’autre côté de la mer Égée ;
Du shrapnel et des explosifs,
Des obus et l’enfer pour moi.
Ô Enfer des bateaux et des cités,
Enfer des hommes comme moi,
Seconde Hélène, fatale,
Pour dois-je te suivre ?
Achille est venu sur la terre de Troies,
Et moi sur la Chersonèse ;
Il est passé de colère à bataille,
Et moi de trois jours de paix.
Était-ce si dur, Achille,
Si tellement dur de mourir ?
Tu le sais, et je ne la sais pas ;
Je n’en suis que plus heureux.
Je vais revenir ce matin
D’Imbros par la mer,
De ta tranchée, Achille,
Appelle-moi du cimier de ta flamme.